EIB Team

Interview de Gaëlle Daguzan, Directrice de l’école.

Votre parcours avant l’EIB ? 
J’ai eu la chance de grandir au sein d’une famille passionnée de voyage, ce qui m’a permis de découvrir très tôt d’autres pays, d’autres cultures, d’autres langues. En particulier les Etats-Unis, où j’ai passé 6 années de suite tous mes étés jusqu’à mes 20 ans dans une famille américaine à Palo Alto, en plein cœur de ce qui est devenu aujourd’hui la Silicon Valley. D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours voulu enseigner. Je me suis donc très naturellement dirigée vers des études de langues, avant de réussir le concours de Professeur des Ecoles. Après avoir exercé dans une école de l’Eure, puis pris un congé parental pour m’occuper de mes 2 enfants en bas âge, j’ai rejoint en tant que professeur de français Marymount, une école internationale à Neuilly, qui propose un cursus anglophone à près de 400 élèves de la Petite Section de maternelle à la 4ème. J’y ai en particulier développé un programme d’apprentissage du français spécifique pour les tout-petits, lorsque l’école a ouvert sa 1ère classe de TPS (classe Merlins, accueillant les enfants dès 2 ans). J’y suis restée 6 ans, avant de quitter l’école l’an dernier pour me lancer dans l’aventure La Jonchère !

Quitter Marymount, l’une des plus prestigieuses écoles internationales de la région parisienne, pour prendre la tête d’une toute nouvelle école, était une décision audacieuse. Qu’est-ce qui vous a séduite dans ce projet ? 
Le challenge bien sûr, tellement enthousiasmant : lancer une école, avoir la chance de construire, en partant d’une feuille blanche, un programme pédagogique totalement innovant ET entièrement bilingue, c’est une opportunité qui ne se refuse pas pour une passionnée d’éducation, et de langues qui plus est ! Mais là encore, comme souvent dans la vie, les choses se sont faites de façon très naturelle : des amis dont les enfants sont scolarisés à l’EIB Monceau m’ont forwardé en janvier (2017) la newsletter de l’EIB, qui annonçait l’ouverture de l’EIB de La Jonchère à la prochaine rentrée. J’ai envoyé mon CV le soir-même à 22h30 et dès 8h30 le lendemain, Jean-Xavier Moreau me proposait un rdv. Après plusieurs entretiens avec la Direction, je rejoignais l’équipe quelques semaines plus tard. Cerise sur le gâteau : ce projet était en parfaite adéquation avec nos aspirations familiales d’alors de quitter Paris pour offrir à nos enfants un cadre plus aéré, moins urbain, qui nous semblait plus propice à leur épanouissement. Comme on dit en anglais : it was meant to be (sourire).

Ce qui vous plait le plus dans cette aventure ? 
Sans aucune hésitation : l’aventure humaine, particulièrement enrichissante. Tant au niveau de l’équipe éducative, formidable de générosité et de mobilisation, extrêmement soudée (je tiens d’ailleurs à remercier ici chacun et chacune personnellement), que de la communauté que nous sommes en train de créer avec nos enfants et nos parents d’élèves. Nous avons déjà plus de 15 nationalités au sein de l’école, sur 52 élèves. Cette interculturalité, qui est au cœur de notre projet pédagogique, nous en sommes très fiers ! Et aussi le fait d’être sur le terrain au quotidien, en classe avec mes élèves ou mobilisée aux côtés de mon équipe pour sans cesse ajuster ce qui doit l’être, dans cette phase de “test and learn” que représente pour nous tous cette 1ère année d’ouverture.

Quelles vont être vos priorités pour l’école ? 
Mon 1er objectif va peut-être sembler un peu naïf, mais il est pour moi essentiel, car c’est la condition sine qua non de tout le reste : je veux que nos élèves aient envie d’aller à l’école le matin ! Que La Jonchère soit pour eux un lieu d’épanouissement, de bien-être et, in fine, de progrès. Mes précédentes expériences au sein de structures très diverses, en particulier en Zone d’Education Prioritaire (ZEP) auprès d’enfants en grandes difficultés, m’ont convaincue que sans ce terreau, aucune réussite n’est possible. Pour pouvoir être disponible – et disposé – à l’apprentissage, l’enfant a besoin de sérénité, de confiance et de bienveillance. D’un point de vue plus académique, je souhaite que nous soyons tous particulièrement mobilisés sur la question de la personnalisation des enseignements, notamment en anglais. Que chaque professeur s’adapte au niveau de chaque enfant, accompagne les débutants, et réponde au mieux aux besoins de chacun. De façon plus prosaïque, je veillerai à la bonne poursuite des travaux, afin que nous puissions exploiter au maximum toutes les installations qui vont pouvoir nous être offertes. Enfin, je souhaite associer étroitement nos parents d’élèves à nos réflexions sur l’avenir de l’école, son développement, l’ouverture du collège. Afin qu’ils soient des acteurs à part entière de ce projet, qui est avant tout le leur.