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Interview de JP Davasse, Principal du Collège

Quel a été votre parcours avant de rejoindre l’EIB ?

L’Education nationale, je suis pour ainsi dire tombé dans la marmite quand j’étais petit ! Mes parents étant tous deux enseignants à l’Alliance Française (mon père en a été le Directeur en Amérique du Sud), je suis né au Pérou, et j’ai fait toute ma scolarité au sein de Lycées Français de l’AEFE en Amérique du Sud : d’abord au Pérou, puis en Equateur et au Chili. Je ne suis arrivé en France qu’en 1ère, pour passer mon Bac. Autant dire que les questions d’intégration dans un nouveau pays et un nouvel établissement scolaire, ça me parle ! D’un point de vue professionnel, j’ai su très tôt que je souhaitais me diriger vers l’enseignement. J’ai débuté ma carrière à l’Education Nationale en tant que CPE (Conseiller Principal d’Education) au Lycée Jean-Jacques Rousseau de Sarcelles, puis j’ai été nommé Proviseur-adjoint du Lycée Romain Rolland de Goussainville, et enfin, Principal du Collège Albert Camus d’Argenteuil. A la suite de quoi j’ai été nommé Proviseur Vie scolaire au sein de la Direction Académique du Val d’Oise (DSDEN), en charge des 155 établissements du Département pour toutes les questions de climat scolaire – de harcèlement et de violence en particulier – et d’évolution des pratiques pédagogiques. Dans le cadre de cette dernière expérience, j’étais également le Référent “Harcèlement, Sûreté des Etablissements et Radicalisation” pour toute l’Académie du Val d’Oise, ainsi que le Référent “Climat Scolaire” auprès du Ministère pour le Département. Au total, j’ai plus de 20 ans d’expérience au sein de l’Education nationale.

Pourquoi l’EIB ?

J’ai rencontré Jean-Xavier Moreau, Directeur Général de l’EIB, dans le cadre de ses précédentes fonctions de Directeur Académique adjoint du Val d’Oise. Nous avons été amenés à travailler ensemble lorsque j’étais Proviseur-adjoint, à la suite de quoi m’a été confiée, sur sa recommandation, la Direction du Collège Albert Camus d’Argenteuil. Connaissant mon parcours international, il m’a recontacté au moment du départ de M. Panier, afin de reprendre le collège. Succéder à une figure aussi emblématique (37 ans à l’EIB, dont 17 à la tête de l’établissement !) était un sacré challenge, mais la réputation et l’ADN profondément international de l’EIB m’ont évidemment séduit, moi qui ai passé toute mon enfance à l’étranger.

Qu’est-ce qui vous a frappé en arrivant à l’EIB ?

2 choses. D’abord, la diversité et le multiculturalisme des élèves, qui font, encore une fois, vraiment partie de l’ADN de l’école. C’est une expérience assez unique de croiser chaque matin des groupes d’élèves où, le plus naturellement du monde, l’un pose une question en anglais et l’autre répond en espagnol ! La 2ème chose qui m’a frappé, ce sont les relations entre élèves et professeurs : ici, on sent que l’élève est à l’aise avec l’adulte. Il y a une vraie disponibilité des enseignants, et une réelle bienveillance vis-à-vis des élèves. Le tout, dans un système qui a fait ses preuves. Tout le monde bénéficie d’un climat scolaire très serein et positif. Un cadre extrêmement privilégié, qui réunit toutes les conditions propices pour permettre aux élèves d’être pleinement acteurs de leur scolarité.

Quelles vont être vos priorités pour le collège ?

Maintenir les excellents résultats de l’établissement, tout en essayant de développer au maximum la “personnalisation” des parcours des élèves. Mon objectif, à terme : que nous soyons en capacité de proposer aux élèves un accompagnement le plus individualisé possible, répondant au mieux aux besoins de chacun. Afin de stimuler les enfants qui doivent l’être, mais également d’apporter le soutien nécessaire à ceux qui en ont besoin. C’est la raison pour laquelle j’ai souhaité, une fois la rentrée de septembre passée, prendre le temps d’échanger avec toute l’équipe enseignante du collège sur l’ensemble de nos pratiques pédagogiques : évaluation des apprentissages de nos élèves, didactique, organisation du collège au quotidien… Le but de cette démarche collective : poser ensemble un premier diagnostic, et partager sur la vision que je souhaite porter, pour le collège Monceau.

Le nouveau campus de La Jonchère, à Bougival, a été au cœur de cette rentrée. En quoi va-t-il être un atout pour nos collégiens ?

Les locaux, pour commencer : des espaces plus vastes, verdoyants, un vrai poumon pour nos élèves, avec des salles plus grandes, bien équipées, et très fonctionnelles. La Jonchère est clairement un espace où il fait bon vivre et grandir. Après des débuts un peu compliqués pour tout le monde, les élèves se sont bien adaptés… et réclament même d’y aller plus ! Nous allons d’ailleurs lancer en février, en lien avec les délégués de classe et via des questionnaires on line, une consultation auprès des élèves pour leur demander comment ils souhaiteraient améliorer les lieux. Il est important de les associer à nos réflexions, et de prendre en compte leurs attentes. L’un des sujets qui nous mobilisent le plus, est comment potentiellement capitaliser sur les temps de transport (de 25 à 60 minutes, selon le moment de la journée). Mais n’oublions pas que le temps de la récréation est, lui aussi, important ! Je rappelle quand même que nos élèves ont en moyenne entre 31 et 35h de cours par semaine… Pendant les transports, ils s’amusent, ils sont avec leurs copains ; certains en profitent même pour terminer leurs nuits (sourire).

Une anecdote à partager avec nous depuis votre arrivée ?

Sans hésiter, ma première réunion avec les délégués de classe. C’est la première fois de toute ma carrière que je vois des enfants de 12/13 ans aussi impliqués et matures dans leur relation à leur école et à leur scolarité. J’ai été vraiment impressionné par la qualité des interventions lors de l’AG des délégués fin octobre (une réunion que j’ai instituée à mon arrivée, 1 fois tous les 2 mois, réunissant 40 élèves, notre CPE, 2 enseignants et moi-même). J’ose le dire : ils pourraient (presque) faire le travail à ma place ! ☺